Les Laurentides pour le climat

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Qu’est-ce que les changements climatiques ?
Pistes d’action
Les Laurentides en action !
Outils et ressources complémentaires

Les Laurentides pour le climat est un mouvement régional pour l’action climatique qui inclut les citoyens, le milieu municipal ainsi que les organismes et les entreprises! La page présente des informations sur les changements climatiques, des pistes d’action, des exemples dans les Laurentides, ainsi qu’une trousse d’outils et de ressources complémentaires.

Un formulaire est disponible au bas de la page pour partager des actions mises en œuvre sur le territoire pour s’adapter et lutter contre les changements climatiques et alimenter le répertoire régional.

Qu’est-ce que les changements climatiques ?

De  manière naturelle, des gaz  comme le dioxyde de carbone, la vapeur d’eau ou le méthane  forment une enveloppe autour de la Terre. Cette enveloppe  retient  la chaleur du soleil et  permet de  maintenir une température viable. C’est ce qu’on appelle l’effet de serre.

L’effet de serre est un phénomène naturel et nécessaire à la vie sur Terre, sans quoi la température moyenne de la surface de la terre se situerait en-dessous de -18 °C. Toutefois, depuis  l’essor de l’industrialisation, les activités humaines sont responsables de l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère à un niveau jamais vu sur Terre depuis 14 millions d’années. C’est donc cette hausse anormale qui provoque une augmentation problématique des températures moyennes. Les scientifiques s’entendent sur le fait qu’une augmentation globale des températures au-dessus de 1,5 °C entrainerait une chaîne de dérèglements climatiques aux conséquences graves, et surtout, irréversibles. Cela devrait se produire d’ici 10 ans, mais certains soutiennent que ce seuil serait déjà atteint.

Pourquoi c’est préoccupant? 

Les impacts des changements climatiques sont déjà observés à l’échelle mondiale et les Laurentides n’y échappent pas. Les conséquences s’amplifieront dans les prochaines années, en plus d’accentuer les risques pour la santé, la sécurité, les infrastructures, l’économie et la biodiversité de la région.  

Les impacts climatiques sont variés et diffèrent entre les saisons et les années. Pour les Laurentides, les changements anticipés, selon la période de l’année, incluent :

Printemps

  • Hausse des températures
  • Hausse des précipitations
  • Devancement et modification des crues printanières

Été

  • Chaleurs et pluies extrêmes
  • Sécheresses
  • Orages et vents violents
  • Diminution du niveau des cours d’eau
  • Feux de forêt

Automne

  • Pluies extrêmes (fréquence et intensité)
  • Diminution du niveau des cours d’eau
  • Début de l’automne tardif

Hiver

  • Augmentation des précipitations liquides, des températures moyennes et du nombre de cycle gel-dégel
  • Diminution des froids extrêmes et de l’enneigement

Deux leviers d’action principaux doivent être considérés simultanément : 

  • La réduction des émissions de GES pour limiter le réchauffement planétaire et ses conséquences. Aussi appelée atténuation ou lutte. 
  • L’adaptation aux impacts des changements climatiques, qui vise à réduire la vulnérabilité des milieux de vie face aux aléas déjà observables et à venir. 

L’inaction, quant à elle, engendre des coûts supplémentaires pour les citoyens, les municipalités et les organisations, affectant directement la qualité de vie et la viabilité des territoires. 

Coûts de l’inaction 

Les effets des changements climatiques se font déjà sentir dans le coût de la vie (le panier d’épicerie, les primes d’assurance par exemple) et les coûts liés à la gestion des événements climatiques extrêmes, comme les pluies abondantes ou les feux de forêt. L’Institut climatique du Canada soutient d’ailleurs que chaque dollar investi aujourd’hui rapportera de 13 $ à 15 $ en bénéfices et qu’investir dans des mesures d’adaptation peut réduire ces coûts jusqu’à 50 % et même jusqu’à 75 % s’ils sont jumelés avec des mesures de réduction des émissions de GES.

Pistes d’action

Afin de s’adapter aux impacts des changements climatiques et de réduire les émissions de gaz à effet de serre, les organisations municipales, les ICI et les citoyens peuvent mettre en place certaines actions, notamment concernant la gestion des matières résiduelles, la consommation d’énergie, la mobilité durable, l’aménagement du territoire et la protection de la biodiversité. Plusieurs gestes peuvent faire une réelle différence, dont certains sont présentés ci-dessous. Ces gestes concernent plusieurs publics :

Citoyen
Industrie, commerce, institution (ICI)
Municipalité

Exemples d’action en adaptation aux changements climatiques

Environnement et milieux naturels

Les espaces naturels  aident à s’adapter aux impacts des changements climatiques en fournissant des services écosystémiques régulateurs cruciaux, servant par exemple d’éponge lors des fortes pluies pour réduire les risques d’inondation ou agissant comme îlots de fraîcheur en pleine canicule.

Il est possible de :

Diversifier les espèces végétales que l’on plante pour assurer un équilibre et une protection naturelle
Planter des espèces indigènes plutôt qu’exotiques
Renaturaliser et préserver les bandes riveraines. Demandez à votre municipalité si elle offre une distribution d’arbres 
Conserver les troncs morts au sol
Planification et réglementation

L’adaptation est un processus qui nécessite des changements planifiés afin de répondre adéquatement à l’intensification des changements climatiques et développer des milieux de vie plus résilients. Cette planification est souvent appuyée par des règlements pour assurer une cohérence des actions sur le territoire.

Il est possible de :

Établir des stratégies qui répondent aux enjeux du territoire (îlots de chaleur, inondation, etc.) et les intégrer dans les schémas d’aménagement et les plans d’urbanisme
Définir des normes d’aménagement favorisant la réduction des îlots de chaleur (verdissement minimal, surfaces perméables, ombrage, etc.)
Proposer des mesures incitatives aux entreprises et aux particuliers
Encadrer les nouveaux projets de développement en intégrant des exigences de résilience climatique dans les règlements de construction (élévation des bâtiments, matériaux adaptés, gestion de l’eau à la source)
Élaborer ou bonifier des politiques, plans et directives relatifs à la protection des milieux humides et hydriques
Harmoniser les règlements municipaux avec les orientations provinciales en matière d’adaptation climatique
Élaborer des plans de gestion des eaux pluviales
Les citoyens peuvent influencer la planification et la réglementation à travers leur pouvoir démocratique. Par exemple, leur vote ou des représentations auprès des élu·es.

Adaptation des infrastructures (publiques et privées) et des équipements

Les bâtiments, de même que les infrastructures liées à l’eau potable et aux eaux usées, doivent être adaptés aux impacts des changements climatiques. Conçues pour résister aux conditions météorologiques extrêmes, telles que les pluies abondantes, les vagues de chaleur ou les périodes de sécheresse, ces infrastructures permettront aux communautés, à moyen et long terme, de réaliser des économies et de renforcer leur résilience face aux événements futurs.  Les propriétaires privés peuvent aussi adapter leur bâtiment.

Pour le climat, il est possible de :

Augmenter la capacité des infrastructures des eaux pluviales
Séparer les infrastructures des eaux pluviales de celles des égouts
Développer davantage de zones tampons de végétation afin de réduire le ruissellement
Réduire les besoins de climatisation et de chauffage grâce à une meilleure conception des bâtiments et des aménagements
Adapter les constructions et les sous-sols aux risques accrus d’inondation
Choisir des matériaux et des équipements plus résistants aux conditions météorologiques extrêmes
Repenser les espaces asphaltés en favorisant la déminéralisation et le réaménagement des milieux urbanisés afin d’augmenter les surfaces perméables et les aménagements végétalisés (ex. certification Stationnement écoresponsable)
Mettre en place des bassins de rétention des eaux pluviales pour ralentir l’écoulement et réduire les risques d’inondation

Exemples d’action en réduction des GES 

Conservation des espaces naturels

Les espaces naturels contribuent à travers leurs processus biogéochimiques à capter et séquestrer les GES présents dans l’atmosphère.

Pour le climat, il est possible de :

Créer des espaces naturels chez soi ou sur le terrain de son organisation, en laissant pousser les plantes sauvages à certains endroits
Préserver les zones humides dans les forêts
Gestion des matières résiduelles et consommation responsable

Le cycle de vie d’une matière est à prendre en considération dans une perspective de consommation responsable. En effet, de l’extraction des matières premières à la fin de vie utile, incluant le transport, la fabrication, l’emballage, l’installation ou la distribution, l’entretien, puis la démolition ou recyclage, chacune de ces étapes génère des émissions de GES et contribue aux changements climatiques. 

Pour le climat, il est possible de : 

Réduire à la source (acheter seulement lorsque nécessaire, acheter en vrac, adopter une politique d’achat responsable ou de développement durablesensibiliser les employés à la réduction de la consommation, au réemploi, etc.)
Composter et recycler
Se regrouper pour diminuer les frais liés à des services de collecte par conteneur 
S’assurer que les immeubles multilogements et les ICI du territoire ont accès à des services de compostage et de recyclage répondant à leur contexte
Tendre vers le zéro gaspillage, notamment alimentaire
Réparer les vêtements/uniformes, meubles, électroménagers et électroniques brisés
Garder les appareils électroniques jusqu’en fin de vie
Aller porter les résidus domestiques dangereux à l’écocentre
Faire des dons d’articles réutilisables en bon état à des boutiques de réemploi 
Mobilité 

Au Québec, le secteur des transports est la plus importante source d’émissions de gaz à effet de serre (GES).  Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) estime qu’environ 43 % des émissions globales proviennent de ce secteur d’activité. Repenser les habitudes de transport, notamment en favorisant le transport collectif et le transport actif est un moyen efficace de contribuer à la lutte contre les changements climatiques. Cela permet également d’améliorer la qualité de vie des communautés en réduisant le stress, la congestion routière, l’isolement des populations vulnérables ainsi que la pollution atmosphérique et sonore.

Pour le climat, il est possible de :

Adopter l’écoconduite et couper le moteur à l’arrêt
Utiliser le transport collectif, le transport actif ou covoiturer pour le travail, les événements, les activités ou les loisirs
Mettre en œuvre des mesures incitatives pour les employés (ex.: remboursement des frais de transports collectifs et actifs, accès gratuits à des stationnements de covoiturage, stationnements incitatifs, défis avec prix à gagner, etc.) 
Mettre en place des infrastructures nécessaires au transport collectif et actif pour la population ou les employés
Utiliser des outils pour faciliter le transfert modal de l’auto solo vers des modes plus durables, comme la page Trouve ton option ou, pour covoiturer ou avoir accès aux services de transport collectif, les stationnements incitatifs
Électrifier les véhicules et les flottes de véhicules

Alimentation

Des GES sont émis de la production jusqu’à la consommation des aliments. Que ce soit pour l’agriculture, l’élevage, la transformation, le transport ou la mise en marché des produits, chacune de ces étapes génèrent des émissions de GES. Ainsi, nos choix alimentaires influencent directement les changements climatiques.

Pour le climat, il est possible de : 

Diminuer sa consommation de viande
Offrir moins de viande dans les cafétérias ou dans les événements que l’on organise 
Acheter des fruits et légumes frais de saison et locaux, ou en faire pousser chez soi ou dans la communauté
Faire des conserves ou congeler les produits frais locaux pour en avoir à l’année
Éviter le gaspillage alimentaire
Consommation d’énergie 

Il est important de réduire notre consommation d’énergie, même au Québec. Bien que notre électricité soit majoritairement d’origine renouvelable, elle n’est pas entièrement verte en tout temps.  En période hivernale, la demande augmente considérablement et, lors des périodes de pointe, nous devons importer de l’électricité des marchés voisins, dont la production est souvent plus émettrice en GES. D’où l’importance d’adopter des pratiques favorisant l’efficacité et la sobriété énergétique. 

Pour le climat, il est possible de : 

Diminuer l’utilisation d’appareils énergivores et d’eau chaude aux heures de pointe
Abaisser le chauffage lorsqu’il n’y a personne à la maison ou au bureau
Étanchéifier les fenêtres pour l’hiver
S’assurer d’avoir des locaux ou des bâtiments bien isolés, de pouvoir bénéficier du soleil comme source de chauffage en hiver et de l’ombre des arbres pour éviter de climatiser en été
Utiliser des ampoules à faible consommation énergétique
Faire une meilleure utilisation d’internet (faire le ménage des courriels, se désabonner des infolettres que l’on ne lit pas, fermer sa caméra lors de rencontres virtuelles, etc.)
Adopter une politique organisationnelle touchant la consommation d’énergie

Les Laurentides en action !

Chaque année, sur le territoire des Laurentides, les différents acteurs agissent pour le climat. Pour vous inspirer, un inventaire des actions en changement climatique sur le territoire est en construction. Il est possible d’y contribuer en remplissant le formulaire au bas de cette page.

Voici quelques exemples d’initiatives. Sachez que ces exemples ne sont pas exhaustifs et que l’inventaire sera davantage représentatif du mouvement régional une fois celui-ci rempli par les acteurs régionaux.

Les municipalités agissent :

Les ICI agissent :

Les MRC de la région ainsi que la Ville de Mirabel sont engagées dans une démarche visant l’élaboration de leur Plan climat. Ce dernier vise à réduire les émissions de GES sur leur territoire et à s’adapter aux impacts des changements climatiques.

Il est également possible de consulter le site web de votre municipalité ou de votre MRC pour y trouver différentes informations adaptées à votre contexte. Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer sur la page liée à votre MRC dans le menu déroulant ci-dessous.

Vous pouvez également vous référer à notre page documentation sur les changements climatiques pour plus d’exemples d’action.

Plusieurs ressources existent pour approfondir vos connaissances et vous aider à transmettre de l’information à différents publics. N’hésitez pas à cliquer sur les liens ci-dessous pour avoir accès à des ressources et des outils supplémentaires concernant différentes thématiques :

Il est également possible de consulter le site web de votre municipalité ou de votre MRC pour y trouver différentes informations adaptées à votre contexte.

Formulaire: Les actions climatiques dans les Laurentides

Introduction

Ce questionnaire vise à développer un inventaire des initiatives mises en place dans la région des Laurentides et touchant aux changements climatiques. Cela permettra d’avoir une banque régionale et de nourrir le site web en fournissant des exemples inspirants. Merci de remplir un formulaire par initiative.

Identification

Entité(Nécessaire)

Initiative pour le climat

Cette initiative est située sur le territoire de quelle(s) MRC?(Nécessaire)
Nommez le ou les publics ciblés par cette action?(Nécessaire)
Nommez le ou les champs d’action visé(s) ?
Taille max. des fichiers : 12 GB.
Acceptez-vous que ces informations soient utilisées pour créer du contenu sur une page web, dans une infolettre ou sur les réseaux sociaux ?(Nécessaire)

Aléa climatique : Évènement climatique à court ou à long terme, ponctuel ou qui dure dans le temps, ayant le potentiel de causer des dommages aux humains, à l’environnement bâti et aux systèmes naturels. Les aléas climatiques surviennent habituellement lorsque plusieurs variables climatiques (température, précipitations, vent) interagissent en même temps.

Changements climatiques : Ensemble des modifications à long terme des caractéristiques climatiques, à l’échelle de la planète ou à un endroit donné, au fil du temps. Ces modifications peuvent se traduire par des changements de température, de précipitations, de vent et du niveau des eaux, ainsi que par une plus grande fréquence et une intensité accrue d’évènements climatiques extrêmes.

Climat : Conditions météorologiques moyennes caractéristiques d’une région, établies d’après les tendances générales à long terme (30 ans et plus). À ne pas confondre avec « météo ».

Gaz à effet de serre (GES) : Gaz qui emprisonnent de façon temporaire la chaleur qui permet de réchauffer l’air et le sol. Les principaux GES sont la vapeur d’eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et l’oxyde nitreux (N2O).

Réchauffement climatique : Hausse à long terme de la température moyenne de la planète. C’est un des multiples changements climatiques observés.

Résilience : Manière de s’adapter, de réagir aux perturbations ou de se transformer en fonction de l’évolution de l’environnement.

Risques : Mesure des conséquences sur la santé et la sécurité des personnes, des dommages matériels, des dégâts environnementaux et des pertes économiques que pourrait subir une collectivité par un impact potentiel d’un aléa climatique.

Vulnérabilité : Degré de perturbation ressenti et capacité à faire face à ces perturbations. La vulnérabilité est donc le résultat de la combinaison de la sensibilité et de la capacité d’adaptation.

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